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Province de SIDI BENNOUR : La psychose regagne la campagne !

mercredi 4 avril 2012

A qui incombe le pouvoir de garantir la sécurité de ces bonnes gens du bled ? A qui et à quoi confère-t-on cette psychose qui s‘en prend aux habitants de la campagne dans la région Doukkala Abda surtout les éleveurs ? Les paysans en général et les éleveurs de bovins en particuliers se voient ces derniers jours dans le collimateur des voleurs de bétail et des agresseurs aigris. Qui pourra les rassurer ?

Ces interrogations tirent leur légitimité de cette indifférence qui prévaut dans la région depuis plus de trois mois. Il s’agit principalement des communes de Sidi Ismail, de Béni Aameur, d’Ouled Amrane, de Tamda, pour ne citer que celles-ci !

Ainsi, douar ouled Si Bouchaïb, relevant de la commune de Sidi Ismail, a été, la nuit du 15 au 16 mars, le théâtre d’un vol de cinq vaches laitières sans que personne ne s’en rende compte. Les propos que nous avons recueillis sur place ont été alarmants. Et pour cause ! Les habitants vivaient ensemble, avec tout cela puisse comporter. « On ne craignait rien ni personne ! On pouvait voyager, aller au souk sans pour autant avoir des soucis pour ses biens ou ses enfants ! Il suffit tout simplement d’avertir les voisins : ils savaient ce qu’ils devaient faire en notre absence : le nécessaire envers les enfants, la volaille, le bétail ! Vous pouviez dormir sur vos deux oreilles », nous confie Mostapha, l’un des Ouled Si Bouchaïb.

A Béni Aameur, le mal atteint les chiens de garde. « Sachez que le paysans ne peut en aucun cas de se passer de ses chiens car s’il est obligé de prendre un somme pour reprendre le lendemain, le chien est sur ses gardes, il ne peut fermer l’œil meublant le silence nocturne de ses aboiements, et, partant repoussant tout intrusions étrange ou étrangère », nous explique un Aouni qui ne cache point son désarroi ni sa colère suite à ce qui se passe chez Al Aaounate où « personne n’osait s’aventurer à toucher à un brin de paille sans en avoir avisé et averti les propriétaires qui eux ne le lui refuse sous aucun prétexte : celui qui frappe à notre porte ne rentre jamais bredouille », ajoute-t-il, soulignant que tout vol dans les douards ne puit se réaliser sans qu’il y ait un complice demeurant et connaissant les lieux : le voleur doit être parmi nous ; il faut le reconnaître sans détour ! »

Douar Lafkih qui relève de commune de Tamda, caïdat Ouled Aamrane, n’a pas pu déroger à la règle quoiqu’il ne s’agit pas, ici, d’un vol de bétail ; mais de l’argent ! Puis de l’incendie ! En effet, Oum Keltoum, vive de son état et vivant seule, a été victime de vol et on a mis la clôture de maison en feu ! « les gendarmes d’Ouled Aamrane, avertis, en ont fait le constat et établi le rapport », déclare la mère.

C’est ici quelques cas qui illustrent de visu cette « Siba » qui regagne la campagne et suscite l’ire des citoyens surtout ceux qui sont incapable de se défendre eu égard à leur vulnérabilité, à leur incapacité de se déplacer pour faire entendre leur mécontentement !

Abdelkrim MOUHOUB