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CHIADMI ABDELLATIF L’ETERNELLE TETE D’OR DU DHJ

mardi 3 mai 2011

Natif d’El Jadida et plus précisément du quartier Essafâa, qui est reconnu comme étant le fief incontestable du DHJJ et du Football Nationaliste durant le temps du protectorat, Chiadmi Abdellatif a taquiné le cuir dés son plus jeune âge. Rien d’étonnant à cela, lorsqu’on habite à quelques dizaines de mètres de la splendide plage d’El Jadida, et surtout lorsque le maître d’œuvre est un homme de la trempe d’un certain Mohamed Bel Arbi Zouraïk, plus connu sous le nom de Bakle.

C’est au cours de la saison 57/58, juste une année après la création officielle du DHJ, que cet enfant prodige du quartier Essafâa a intégré l’équipe des grands, marquant ainsi le début de l’une des plus fascinantes carrières en matière de génie footballistique, aux cotés de Chtaïni, détenteur de l’auréole du premier buteur National, par 22 buts, durant cette même saison.

Après une courte éclipse qui l’a mené vers les rangs de Nejm chabab, chiadmi a vite renoué avec ses sources d’origines avec plus de détermination, surtout que les vents n’avaient pas été propices pour son équipe qui a dégringolé en deuxième division, après son départ qui a coïncidé, à peu de temps près, avec celui de Chtaïni et Samame.

L’objectif de la montée a été atteint en 66, par une formation plus combative que jamais, menée avec maestria par Chadmi et ses co-équipiers et dirigée dans les règles de l’art par feu chergui lyazid et Taoufiq brahim.

C’est à partir de cette date là, qu’a commencé l’immortelle épopée d’une équipe, ayant tracé son empreinte profondément dans les annales du Football National.

C’est aussi au cours de cette même période que prend naissance le mythe de Chiadmi la tête d’or et le premier buteur National de la saison 66/67, cet enfant virtuose du quartier Essafâa, qui a insufflé dans les veines de Difâa d’El Jadida, le sang des grands défis, avec le soutien de ses talentueux compagnons de toutes les gloires, Mâachaoui, Mâaroufi, Wazir, chicha, Krimou, Moubarik, Chrif, Dezzaz…et la liste est encore longue.

Au cours d’Avril 1971, et pour des raisons d’ordre professionnel, Chiadmi s’est retrouvé encore une fois dans l’obligation de quitter El Jadida. Mais si une partie de lui-même est restée pour toujours accrochée au cœur de son équipe d’origine, Chiadmi n’a pas résisté aux démons du football qui l’habitent. Et c’est cette phobie du ballon rond qui l’a amené à fonder le premier noyau de l’équipe du Crédit Agricole, qui n’a pas manqué de disputer dans des délais record les barrages de deuxième division version 72/73.

Nouveaux horizons, nouvel objectif. L’étape de Salé est considérée, jusqu’à nos jours pour Chiadmi, comme étant l’une des plus nostalgiques. Ses meilleurs souvenirs ne tarissent pas, immortalisant ainsi, les plus délicieuses joies de la montée en première division (saison 73/74), aux côtés d’Abdelhay, M’barek, Pitchou, Zahraoui, Abbas, et bien d’autres.

Après toutes ces pérégrinations, durant lesquelles, l’enfant prodige d’El Jadida a représenté le meilleur ambassadeur du Football Doukkali, l’appel du bercail a été encore une fois des plus impérieux pour Chiadmi, qui a renoué avec ses racines, dans les rangs du Rachad d’El Jadida aux côtés de ses proches amis du quartier Essafâa, bouclant ainsi et en toute beauté, une carrière Footballistique propre mais fortement chargée de sagesse, de déontologie, d’amitiés et surtout de gloires collectives.

Et c’est dans la discrétion que ce géant du Football local, a raccroché ses godasses, pour se libérer au devoir familial.

En tournant définitivement le dos au ballon rond en tant que profession, alors qu’il était encore au sommet de ses rendements, Chiadmi Abdellatif, qui a fait de la simplicité sa seconde nature, n’a laissé dans son sillage qu’une traînée d’amours, d’amitiés et de beaux souvenirs…Peut être a-t-il voulu savourer dans l’intimité ce beau divorce, qui ne peut être selon lui, que synonyme du plus merveilleux des parcours.

Aujourd’hui encore Chiadmi le pacifique et l’ami de tous, se délecte en silence, des souvenirs de ces meilleures années de sa vie, qu’il a consacrées aux plus spectaculaires tableaux du football national, un Football de qualité et une carrière sans faute. Merci tonton.

Chahid Ahmed